26 avril 2009

Mon oncle

Réalisateur : Jacques Tati
Genre : comedie dramatique (ou drame burlesque, au choix)
Année : 1958


L'histoire
Un petit garçon, bien élevé, habitant dans une maison moderne, selon un rituel géographique calculé au milimètre près et suivant un emploi du temps calculé à la seconde, attend toujours avec joie les visites de Monsieur Hulot (Jacques Tati). Ce dernier est le frère de sa mère, un homme distrait, toujours prêt à rendre service et à amuser son neveu au cours d'amusantes balades. Un jour, pour faire plaisir à son épouse, son beau-frère accepte d'employer Monsieur Hulot dans l'usine où il est directeur.

Mon avis
Voilà un film dont j'ai entendu parler avant de le voir. J'étais alors toute petite et mes parents qui étaient allés le voir au cinéma à sa sortie, n'avaient pas du tout apprécié et ne parlaient comme d'un film "absurde". Ce qui était pour me plaire.

Moi, je dirais que ce film est surréaliste, qu'il m'est familier car pittoresque, c'est charmant et en même temps satirique. Je ne désire pas écrire une "critique", mais j'ai trouvé une belle formule après avoir regardé les bonus, et surtout la construction de la maison Arpel :

->> c'est un film sur les signes et le design...


Notons en souvenir (et en désordre) les choses qui ont attiré mon attention :
  • les bruits de pas de la dame qui époussète et qui résonne sur le dallage
  • l'école qui ressemble à une gare : les écoliers y sont déposés comme des voyageurs, avec leur cartables ressemblant à des bagages
  • le pantalon trop court de Monsieur Hulot
  • au marché : la tête de poisson qui dépasse du cabas de Monsieur Hulot qui fait grogner le chien couché dessous la table
  • le labyrinthe pour aller à l'appartement entre la rue et la maison
  • les pastiles dans l'herbe du jardin qui sont de la même taille que les nénuphars du bassin
  • le jet d'eau "poisson" qui n'est mis en marche que lorsqu'il y a du monde au portail
  • les placards de la cuisine qui s'ouvrent par "magie"
  • les feux tricolores dans les rues et aucune voiture qui ne passe


  • le reflet du soleil dans la vitre qui fait chanter l'oiseau dans sa cage (comme dans la Double vie de Véronique)
  • Monsieur Hulot laisse sa clef de sa maison au dessus de la porte
  • les chaises de visiteurs dans le bureau du président de l'usine sont les mêmes que chez dans la maison Arpell mais posée dans un autre sens
  • le tas d'ordure au milieu de la route et que le cantonier a du mal à balayer dans la mesure où il discute avec tous ceux qui passent à sa portée
  • à la fin : tous les voyageurs à la gare ont des sacs jaunes
  • le père dit au revoir à l'oncle en sifflant et quelqu'un se prend le poteau, le fils qui s'amusait à cela avec son oncle prend la main de son père
  • le voile qui passe devant la scène à la fin...


dos de la pochette de mon DVD
Mme Arpel reçoit la visite de la voisine qui s'assoit sur l'étrange sofa


à l'intérieur de la pochette
La nuit, les fenêtres de la maison, devant lesquelles passent le couple Arpel, ressemblent à un regard


à l'intérieur de la pochette
Le couple Arpel admire son jardin.
Au portail : les chiens errants



Deux DVD : un en français (le rouge) et un anglais (que je n'ai pas encore vu)


En bonus (moi aussi je peux en faire) une photo de la statue érigée en mémoire de Jacques Tati et de son immortel personnage ubuesque sur la plage de Saint-Marc (Loire Atlantique) :


Edit du 27 avril :

Lu ce matin, le billet chez ligne de fuites qui offre d'autres bonus ! Ne le manquez pas !

04 avril 2009

L'orphelinat

Réalisateur : Juan Antonio Bayona
Genre : épouvante fantastique
Titre original : El Orfanato (Espagne/Mexique)
Année : 2008



"Ne racontez pas la fin"

J'ai envie de le faire, ne poursuivez pas la lecture si vous aimez garder le suspens.

L'histoire :





















Laura
(Belen Rueda) décide de rouvrir l'orphelinat abandonné où elle a passé son enfance , elle s'y installe avec son mari Carlos (Fernando Cayodans) et leur fils adopté Simón (Roger Príncep) âgé de 7 ans, ayant pour but d'en faire un foyer d'accueil pour enfants handicapés, qui eux aussi "ont besoin d'amour et d'affection".





En attendant l'ouverture du foyer, Simón et sa mère s'amusent bien ensemble, ils sont très proches, ils lisent l'histoire de Peter Pan et Simón avoue même à sa mère qu'il ne sera jamais grand, comme les nouveaux amis qu'il s'est fait dans la maison.


Le jour où il se promène avec sa mère sur la plage proche, il rencontre dans une grotte un enfant pour lequel il sème des coquillages le long du chemin. C'est le jeu de la chasse au trésor, quand on le trouve, on peut faire un voeu. Le jeu consiste à remplacer un objet dans son environnement par un autre et ainsi de suite, jusqu'à atteindre le trésor. Troublée, Laura entre malgré tout dans la quête de son fils, persuadée que Simón invente tout.

Un jour, débarque une certaine Benigna (Montserrat Carullaors) qui affirme qu'il existe un nouveau traitement pour Simón. Laura la chasse, nous comprenons que Simón est atteint du VIH et qu'il l'ignore.
Le jour de la réception organisée pour les futurs pensionnaires arrive : Simón désire montrer à sa mère la maison de son nouvel "ami" Tomas (Oscar Casas), mais Laura, très énervée n'a pas le temps de jouer et délaisse Simón avant de retourner à sa réception.
Apparaît au bout d'un couloir un enfant qu'elle pense être Simón, mais celui-ci l'agresse

et l'enferme dans la salle de bain.


Epouvantée, Laura cherche son fils partout dans la maison, qui grince, vacille, tambourine, en vain.

Simón ne réapparaît pas.

Les mois passent et son entourage lui enjoint d'accepter que son fils est mort. Un jour, elle reconnaît dans la rue Benigna juste avant que celle-ci ne se fasse écraser. Nous apprenons que c'est l'ancienne nurse de l'orphelinat dont Laura n'a gardé aucun souvenir. Etrange amnésie...

Celle-ci avait un fils m
alformé Tomas qui est noyé, victime d'une méchante plaisanterie des autres enfants qui l'avaient laissé dans la fameuse grotte sur la plage en lui ôtant le capuchon qui masquait sa tête déformée. N'osant sortir "au grand jour", la marée avait monté et Tomas s'est laissé noyé.

Laura ne peut accepter que son fils disparu est mort et elle accepte qu'une médium Aurora (Géraldine Chaplin) étudie la maison qui semble cacher des secrets et peut-être des fantômes.

Après sa transe, Aurora explique qu'elle a vu des enfants terrifiés, enfermés quelque part, qu'ils sont encore là car ils ne peuvent faire le deuil de leur mort.
Aurora : "Quelque chose d'affreux est comme une blessure, un écho, la marque d'un pansement".
Aurora encourage Laura à tout faire pour retrouver son fils.

Laura, déterminée, le cherche partout. Elle entreprend de sonder les recoins de la maison. Elle finit par découvrir les squelettes d'enfants morts depuis plusieurs années. Nous supposons que Benigna, la nurse, s'est vengée de la mort de son fils en tuant les autres enfants de l'orphelinat, exeptée Laura bien entendu.

Laura, certaine de retrouver son fils, demande à rester seule 2 jours dans la grande maison et entreprend de faire un jeu de piste à son tour. Pour attirer les enfants perdus qui hantent l'orphelinat, elle décore la maison "comme avant". Elle reconstruit la chambre des enfants telle qu'elle l'a connue : lits aux montants de fer, courtepointes fleuries. Elle leur prépare un goûter identique à ceux de l'époque, avec des tartes aux mûres. Elle joue à 1-2-3 Soleil. Elle se retourne, ils sont là, derrière elle, apprivoisés.

Ils lui montrent la piste, celle-ci la mène à la cave. Sur un mur, plusieurs affiches, on aperçoit celle d'un insecte, un cafard, peut-être. Le symbole de la transformation...

Elle trouve Simón, mort au bas des escaliers. Laura, épouvantée, comprend qu'il est là depuis le jour de la fête d'accueil des pensionnaires, qu'il y a été enfermé, et que c'est elle qui en est à l'origine.

Folle de douleur, Laura avale des médicaments, nous comprenons qu'elle s'empoisonne. Elle meurt.

Tout bascule, Simón se redresse, il lui demande avec sa petite voix s'il peut se réveiller de la même manière qu'il lui posait la question autrefois quand sa mère lui donnait un baiser.

Alors tous les enfants apparaissent, Simón et Laura sont de nouveaux réunis, dans leur propre univers. Simón fait un voeu : que Laura devienne leur Wendy à eux, les pauvres enfants perdus de l'orphelinat, pour toujours...

Ceux-ci avancent autour de la mère et du fils, ce sont les anciens compagnons de Laura, ils s'enthousiasment de son retour, la petite fille aveugle lui touche le visage et s'écrie : "c'est Laura", tous les enfants sont heureux, ils sourient et moi je pleure à chaudes larmes (no comment)...

Mon avis :
Je suis toujours fascinée, sous l'emprise, sous le charme, et dans la tourmente de ce genre de film : ma fibre maternelle est largement ébranlée ! J'aime cette pénétration, cette plongée dans nos hantises. J'ignore pourquoi, sans doute le besoin de projeter des pensées noires intimes sur d'autres écrans. Ce film m'a rappelé L'échine du Diable (pas étonnant me direz-vous pour celles et ceux qui l'ont vu), mais aussi dans une certaine mesure à Dark water de Hideo Nakata (le film de 2002), et, dans une certaine mesure, mais uniquement pour la parabole de la fin du film, au labyrinthe de Pan, pour la seconde vie dans l'au-delà, plus belle et réconfortante que la réalité...

Il y a d'autres références que je n'énumère pas car
je n'ai songé qu'à ses deux films, mais l'on trouve facilement des avis et références sur internet.

Je n'ai pas trop aimé le moment où Benigna se fait écraser : l'incrustation de l'explication de son rôle dans l'histoire me semble maladroitement réalisée.

Sinon, je crois que ce film va longtemps faire partie de moi, mais ne me plaignez pas car sa présence ne me fait pas peur : elle me réconforte.



Le site officiel

Les photos viennent du site Allociné

29 janvier 2009

Twilight

La musique du générique !!!


THE BLACK GHOST (Full moon)


Réalisateur : Catherine Hardwicke
Genre : fantastique
Année : 2009

"Plutôt mourir qu'être loin de toi"


L'histoire
:

Version courte :
De nos jours. Les amours contrariées de deux jeunes gens de 17 ans : Isabella et Edward, seulement Edward, ses 17 ans il les a eus en 1918 !

Version longue :
Bella (Kristen Stewart) 17 ans quitte sa ville du sud en Arizona où elle vit avec sa mère pour aller vivre dans le nord avec son père, à Fork, Etat de Washington. Il pleut, il fait froid, c'est le milieu de l'année scolaire, bref "ça craint". Elle est cependant plutôt bien accueillie, et ses nouveaux amis la "briefe" sur 5 élèves bien étranges et toujours ensemble, les enfants adoptifs du docteur Cullen : 2 filles et 3 garçons. Quatre d'entre eux semblent être "en couple" sauf Edward (Robert Pattinson), le solitaire.

En cours de biologie, Bella est placée à côté d'Edward qui semble étrangement incommodé par sa présence. Bella s'imagine qu'il ne la supporte pas, alors que de son côté, pas de bol, elle est attirée par ce gars genre "ténébreux". Peu de temps après, Ed lui sauve la vie, en démontrant une force surhumaine, Bella insiste pour connaître son secret, elle se renseigne, et finalement, apprend qu'Ed, et toute sa famille adoptive, sont des vampires. Oui, mais des vampires "sevrés" qui ne se nourrissent que du sang des animaux. Bella et Ed se "mettent ensemble". En d'autres mots : "ils ne veulent plus jamais se quitter" !

Par contre, ils ne sont pas les seuls vampires dans le coin, et Laurent, James et Victoria, trois vampires itinérants et agressifs, ne font pas tant de manières...
Et voilà que James veut combattre Ed, alors pour le mettre bien en colère, il va s'en prendre à Bella, sa petite amie au sang si chaud... Tous les Cullen vont défendre Bella et la sauver. Mais Rosalie Cullen (Nikki Reed) voit Bella d'un mauvais oeil l'arrivée de Bella dans sa famille. A mon avis, elle lui réserve un sale tour pour la prochaine séance...

A suivre !

Le site du film : http://www.twilightthemovie.com/


Mon avis :
Je suis enchantée d'être allée voir ce film ce matin avec ma fille (qui a 10 ans). Je n'ai pas encore lu Fascination, le livre de Stephenie Meyer dont est adaptée l'histoire, mais cela ne va pas tarder.


Les personnages sont attachants, sans être de "toute beauté" et heureusement. Les paysages de forêt sont superbes, la hauteur des arbres vertigineuse est presque désirable, même pour moi qui suis horriblement sujette au vertige (j'aimerais tant être un oiseau pour n'avoir pas peur de m'écraser...). Les scènes dans la forêt ont été tournées dans le Silver Falls Park :

De quoi en prendre plein la vue de verdure et d'immensité. Un vaste sentiment d'éternité.

Bien entendu, il s'agit d'un film pour adulescents, c'est à dire pour ceux qui gardent encore en eux, et pour un certain temps, la symbolique envie de croire que tout est possible en ce monde, y compris l'impossible. C'est tout moi. J'adore les histoires fantastiques, même si elles sont bien gentilles.

Ce n'est pas exactement comme la série "Buffy contre les vampires" (que j'adore !) car ici, point d'expéditions punitives le soir armés de pieux et de pioches. Non, il s'agit de la rencontre au final "banale" entre deux êtres que la mort sépare. Peu importe que ceux-ci sont encore des enfants. Ils sont en nous.

A noter :
Robert Pattinson est connu du public des fans de fantastique et magie pour avoir tenu le rôle du pauvre Cedric Diggory dans Harry Potter et la Coupe de feu.


A noter (ceci n'engage que moi !) :
J'ai trouvé qu'il y avait un petit clin d'oeil au film Blade Runner (un film américain de science-fiction de Ridley Scott sorti en 1982) avec l'apparition de la serveuse coiffée comme Rachel dans le restaurant où Ed invite Bella :

Cliquer sur la photo "montage" pour l'agrandir

Une coiffure qui ne passe pas inaperçue, vous en conviendrez.


A noter (bis) : le tracklisting de la BO :

* Muse - "Supermassive Black Hole"
* Paramore - "Decode"
* The Black Ghosts - "Full Moon"
* Linkin Park - "Leave Out All the Rest"
* MuteMath - "Spotlight" ("Twilight" mix)
* Perry Farrell - "Going All the Way (Into the Twilight)"
* Collective Soul - "Tremble for My Beloved"
* Paramore - "I Caught Myself "
* Blue Foundation - "Eyes on Fire"
* Rob Pattinson - "Never Think"
* Iron & Wine - "Flightless Bird, American Mouth"
* Carter Burwell - "Bella’s Lullaby"

A noter (ter)


Dans Twilight, le vampirisme est une très belle métaphore du désir adolescent et de la difficulté, voire de l'impossibilité, d'assouvir ce désir. Greg Mooradian, producteur.