Cronos (1993)

Réalisateur : Guillermo del Toro
Genre : épouvante
Année : 1993

Le film mexicain "Cronos" est un film d'horreur. Soit. Je dirais plutôt un film fascinant. Le thème en est le rêve de tout homme (paraît-il) : l'immortalité.

L'inventeur du Cronos, sorte d'insecte-bijou en or est un alchimiste du XIVème siècle qui, non content d'avoir inventé la machine laisse les instructions d'usage. La posologie en quelque sorte... Dans les années 1940, au terme de quelques siècles d'existence, qui, si l'on en croit ce qu'il cache dans son appartement, n'était pas d'un grand enchantement, il finit par mourir (accidentellement). Son Cronos est alors perdu de vue et réapparaît en 1997 dans la boutique d'un grand-père antiquaire : Jesus Gris (Federico Luppi), rien que le nom m'a amusée ! Lorsqu'il découvre le Cronos dissimulé dans une statue d'ange, l'objet s'ouvre alors et plante ses griffes de métal dans sa main. Le cycle commence. Le cycle monstrueux.

Jesus Gris s'arrache l'objet mais, tourmenté par sa blessure, il finit par céder à la tentation et se l'applique de nouveau. Mais quel est le pouvoir de cet objet infernal ? Dans un plan séquence de microscopie, on peut découvrir un insecte enchâssé dans le mécanisme du Cronos, aux rouages minutieux qui rembobinent la douleur, qui absorbe le sang de l'individu auquel il s'accroche. Diabolique dialyse.

Dieter de la Guardia (Claudio Brook) connaît l'origine du Cronos et sa puissance car il détient le manuel et désire l'objet à tout prix. C'est un homme riche mais impotent, qui survit dans un appartement semblable à une chambre froide. Il se sert de son neveu Angel (Ron Perlman) comme d'un bras armé à tout faire, y compris le pire. C'est l'ange de la mort. Jesus Gris ne veut pas se séparer du Cronos, il ignore qu'il est déjà en son emprise. Le prix à payer est le sang humain. Angel finit par se débarrasser de l'antiquaire, le laisse pour mort. Les funérailles sont organisées. Bien sûr, le "mort" ressort de sa tombe et se tourne vers son seul "messie", sa petite-fille Aurora (Tamara Shanath) qui l'adore.

Grâce à elle et au Cronos qu'elle a conservé, Jesus peut reprendre des forces mais il comprend aussi qu'il s'est transformé. Sa peau ressemble à une croûte, il est devenu sensible à la lumière. Tel un vampire, il dort dans un coffre le jour et ne sort que la nuit. Son but : en finir avec les "de la Guardia". Il y parviendra. La fin est mystérieuse. Il rentre chez lui. Mercedes (Margarita Isabel), sa femme l'accueille (prévenue de sa "transformation" par une émouvante lettre). Il s'allonge, les deux femmes qui l'aiment et croient en lui, le veille. Jusqu'à quand ?

4 commentaires:

  1. ça donne très envie de regarder ce film ! Je n'ai pas bien compris, tu l'as vu en salle ou en DVD ?

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  2. Je réfléchis à la phrase que tu as mis en exergue :

    "Le septième art est celui de nous offrir le monde dans un voyage immobile, en soi, pour soi. C'est ainsi que je le vois."

    Ne pourrait-on pas dire la même chose de la lecture ?

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  3. **Obni : je l'ai vu sur canal + cette semaine :) j'ai trouvé quelques images ici et là pour illustrer l'article.

    **Theo : bien sûr ! Pour les livres, il y a de cela...mais vraiment "dans la salle" je suis comme dans un "autre monde". Les livres ont leur propre site, c'est la porte à côté et tout plein d'impressions sur mes diverses lectures :)

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  4. Je vais regarder s'il repasse sur C+ décalé… J'espère.

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