Trouble jeu (2005)

Réalisateur : John Olson
Genre : épouvante
Année : 2005

New York . A la mort de sa femme, qu'il a retrouvée baignant dans son sang dans leur salle de bains, David Callaway (Robert de Niro), psychologue, décide de s’installer dans une petite ville de province avec sa fille Emily (Dakota Fanning) de 9 ans, traumatisée par le suicide de sa mère. Ils s’installent dans une grande maison pleine de recoins et au voisinage étrange.

La forêt n’est pas loin, et c’est là qu’Emily joue parfois et qu'un jour, elle décide d'abandonner sa poupée préférée. Interrogée par son père, la fillette affirme qu’elle a désormais un nouvel ami : Charlie.
Leur jeu favori est celui du cache-cache (Hide and seek, titre original du film). Son père retrouve la poupée dans la poubelle, la tête toute défoncée. Inquiet, il tente de savoir qui est ce mystérieux Charlie, mais Emily reste sur la défensive. Il téléphone souvent à Katherine Carson (Famke Janssen), sa collègue qui soignait Emily à New York avant leur départ. Celle-ci le rassure à chaque fois. Peu à peu d’étranges manifestations se produisent. Toutes les nuits, à 02h06, David se réveille brutalement de son rêve qui lui fait revivre une soirée de fête avec sa femme. La première fois, il a l’impression fugitive que sa femme vient de l’embrasser. Une autre fois, il retrouve le chat mort, noyé dans la baignoire, des lettres de sang le dénonce coupable du meurtre de son épouse.
Il se précipite dans la chambre de sa fille qui nie avoir tué le chat ; elle affirme que c’est Charlie qui l’a fait. La tension monte. Le père est désemparé mais décide de combattre le mal qui hante sa fille.
Le drame survint lorsqu'une récente amie Elizabeth Young (Elisabeth Shue) venue chez eux à l’improviste, entre dans la maison, et alors qu’elle est dans la chambre d'Emily, elle est poussée par la fenêtre par une force infernale. David cherche à comprendre ce qui se passe auprès de la seule personne ayant vu cet épouvantable Charlie et décide de lire le journal intime de sa fille. Mais il ne trouve rien d’autre que des petits dessins sur chaque page qui représentent selon le principe du folioscope (flip books) le meurtre de sa mère. Vous n’en pouvez plus ? Je vais soulager votre conscience !

David désire plus que tout parler avec Charlie et presse sa fille de le lui présenter. Elle l’en dissuade. Elle lui dit qu’elle veut garder son père auprès d’elle, vainement. David parcourt sa maison, il arrive dans la pièce où sont encore entreposés les cartons du déménagement. Il se rend compte que rien n’est déballé. Que le journal qu’il tenait jusqu’alors est vierge de toute écriture. Est-il en train de devenir fou ? Sa fille qui l’a suivi le regarde, anéantie, et tout s’éclaircit. Le mystérieux Charlie n’est autre que la face sombre de son père. Son père dont la personalité cède la place à Charlie. Arrive le shérif Hafferty (Dylan Baker) qui enquête sur la disparition de la jeune femme suite à la découverte de sa voiture abandonnée non loin de là. Celui-ci est à son tour assassiné dans la maison. Nous voyons alors le passé tel qu’il fut : David, le mari trompé, qui, une nuit, étouffe sa femme avant de la traîner dans la salle de bain et de lui taillader les poignets. Et maintenant, David/Charlie veut éliminer sa propre fille ! Elle tente de s’échapper. Dans la nuit, arrive de New York, le docteur Katherine Carson affolée par le dernier coup de fil reçu de celui qui n’avait pas encore basculé dans le côté obscur. Au terme d’une course poursuite dans l’obscurité propre à ce genre de film, Katherine finit par abattre David/Charlie, le psychopathe.

Il y a plusieurs fins "alternatives", j'en ai vu deux sur le DVD que j'ai.

La première :
Emily habite avec Katherine, elle semble redevenue « normale », elle dessine une femme et une petite fille heureuses et souriantes. Gros plan sur le dessin : la petite fille a deux visages, l'un serein et l'autre aux traits plutôt sardoniques (à faire peur !)...

La seconde :
Katherine rentre dans la chambre d’Emily couchée dans son lit. Elle lui assure qu’elle ne l’abandonnera jamais. La petite fille sourit et demande à Katherine de laisser la porte ouverte, Katherine lui répond que c’est impossible ; la porte se ferme et nous comprenons que la fillette est dans un hôpital psychiatrique...

Cette fin me semble la plus conforme à la suite du film. En effet, à plusieurs moments, nous voyons bien que la fillette se comporte étrangement, qu'elle possède une personnalité normale et une autre morbide. Elle est capable d'innocence et de perversion, par exemple lorsqu'elle effraye sa petite camarade de jeu en lui défigurant sa poupée, ou encore lorsqu'elle dévisage avec un regard de démente les gens qui lui témoignent de l’affection. Sa double personnalité (calquée sur celle du père) est une réponse qui me va tout à fait.

Robert de Niro est super, je l’adore. Il joue ses rôles en faisant oublier les précédents (du moins dans les films que j’ai eu l’honneur de voir). La fillette, Dakota Fanning est lumineuse dans sa noirceur juvénile, une véritable et digne héroïne !

Un bon petit film à voir bien calfeutrés et les volets clos, au coin du feu, et pour les âmes sensibles, non loin de sa moitié, c'est préférable !

6 commentaires:

  1. celui-là aussi je l'ai vu...et il m'avait bien plu ;o) décidément nous devrions aller au ciné ensemble ma chère wictoria!!!! :o)

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  2. hé ben, en voilà une histoire, j'en tremble sans l'avoir vu et pourtant je ne suis pas très impressionnable !
    j'en ai entendu parler (hé oui, encore !) mais pas par la même personne... Merci wictoria !

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  3. Bonsoir Wictoria,

    je lis tes commentaires, mais je ne crois pas que j'irais voir ces films en ce moment.

    j'ai besoin qu'om me fasse rêver, et là je crois que j'aurais peur.
    Ce ne sont que des films je sais.
    je t'embrasse

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  4. Lamousme
    quand j'y pense, j'ai vu d'horribles films quand j'étais plus jeune ! des films que je ne reverrais "volontairement" pour rien au monde...

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  5. MarieL
    ce film m'a également impressionné ! J'étais quasi certaine qu'il allait encore s'agir d'un esprit diabolique prenant possession de la gamine, comme dans Damien...
    Brrr rien que ce nom me terrifie ;)

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  6. Framboise
    comme toi j'aime les films qui font rêver, mais force est de constater que les producteurs investissent sur des films plutôt dramatiques...j'adore les comédies !!!!les anciennes comme les nouvelles d'ailleurs...

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