Cortex (2008)

Réalisateur : Nicolas Boukhrief
Genre : thriller
Année : 2008




Charles Boyer (André Dussolier), un ancien policier est atteint de la maladie d'Alzheimer. Vivant seul, il accepte d'intégrer une clinique. Son fils Thomas (Julien Boisselier) l'y emmène. Tout parait satisfaisant, décor bucolique, infirmiers souriants, cadre agréable.

Toutefois, Charles ne parvient pas à trouver son environnement normal : un patient, puis deux, puis trois disparaissent, que sont-ils devenus ? Que se passe t-il dans le bâtiment C ?

Aucun résident de la clinique n'est capable de l'aider et le personnel médical est suspect. Seule Claire (Anne-Marie Faux), une pensionnaire, possède la clef. Claire est autiste, mais elle dessine et un soir, elle offre à Charles un de ses tableaux, lequel possède la clef de l'énigme, avant d'oublier la résolution du casse-tête, il note quelques mots dans son cahier bleu, son cahier "mémoire" dont il ne se sépare jamais. Le lendemain, il a tout oublié. Oublié également qu'il a lui même déchiré la page qu'il cherche partout et qui est restée sous son oreiller. Il ne se souvient de rien. Mais la mort rode à nouveau, et il est sur le prochain sur sa liste ! Va t'il se souvenir à temps ?

La bande annonce :



Mon avis :
J'aime les films français intimes, la caméra proche des visages. André Dussolier est impressionnant, pour ce rôle il a perdu près d'une vingtaine de kilos ! d'où le côté fragile et perdu du personnage, qui, en plus de perdre sa mémoire, a l'impression de perdre sa tête. Pour entraîner sa mémoire, Charles lit "par coeur" un roman de Sherlock Holmes et s'entraîne à réussir un rubik's cube (perso, je ne suis jamais allée au delà de deux faces unies !).
La fin est, bien entendu, surprenante !


Images provenant du site officiel du film

5 commentaires:

  1. Vingt kilos? Bon sang ça pèse lourd la mémoire :)

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  2. Sireneau
    Diantre ! je n'avais pas songé au poids de la perte de mémoire, cela pèse lourd effectivement...

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  3. C'est le genre de scénario que j'affectionne, a priori, même si je trouve souvent que, du point de vue mise en scène, les films français qui s'essaient au thriller ne sont pas à la hauteur. Je me laisserai tenter par ce film peut-être, s'il passe à mon cinéma préféré.
    D'après ta présentation, il ressort que ce film entretient des similitudes certaines avec un autre thriller, américain celui-ci, l'un des plus inventifs qu'il m'ait été donné d'admirer dans les salles obscures ces dix dernières années : "Memento" où un homme atteint d'une maladie qui lui fait oublier tout ce qu'il a vécu un quart d'heure plus tôt (perte de la mémoire immédiate, cette maladie est authentique, j'avais vu un documentaire montrant un ancien pianiste atteint de ce mal étrange : il oublie son passé immédiat, c'est comme si, à chaque quart d'heure il se réveillait d'un sommeil sans rêve et doive réapprendre ce qu'il fait à l'endroit où il se trouve; c'est plutôt traumatisant, quand on y songe, non ?). Et cet homme enquête sur le meurtre de sa femme, sachant que les indices qu'il accumule, il les oublie au fur et à mesure, c'est pourquoi il doit se les tatouer sur tout le corps. La magie étourdissante de ce film provient de sa narration : l'histoire est racontée à l'envers, de sorte que le spectateur découvre les conséquences d'un événement avant d'en connaître la cause, ce qui le plonge dans l'état mental du héros enquêteur. Si tu trouves ce film en location, n'hésite, c'est une merveille scénaristique. Mais il est difficile ) suivre toutefois. Mais cette expérience, destabilisante, vaut le détour.

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  4. Fred je pense que tu ne regretteras pas ta place de ciné en allant voir Cortex, vraiment. Point d'images de cadavres ici, mais l'angoisse est là, nous sommes avec cet homme perdu, sous pretexte qu'il perd la mémoire, il est pris comme un enfant qui doit répéter inlassablement des choses simples. Parfois, il se souvient, d'autres fois, nous le voyons désemparé. Donc un beau film sur la vieillesse aussi. Enfin, son fils est un bon fils, prévenant. Je pense que dans la vraie vie, tous n'ont pas la même patience, ni peut-être les mêmes "moyens" financiers de placer leur parents dans un endroit digne de ce nom pour y mourir. Car peu d'entre nous ne pourrions ni ne voudrions nous occuper de nos parents impotents, d'abord parce que nous travaillons toute la journée, puis parce la promiscuité est difficile. C'est bien triste.

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  5. Dire que la mémoire pèse vingt kilos alors que l'âme ne pèse que vingt-et-un grammes...

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