Equilibrium (2002)

Réalisateur : Kurt Wimmer
Genre : science fiction
Année : 2002


L'histoire :

Comme toute histoire de SF qui se respecte, impossible de faire un résumé qui parle sans expliquer un peu de quoi il s'agit... et en images svp !

XXI ème siècle. La ville de Libria. Après une 3ème guerre mondiale, dans une société totalitaire dirigée par le conseil du tétragrammaton qui met en oeuvre les directives d'un homme fondateur appelé Père, la non-violence règne mais elle a un coût : il faut empêcher les facultés émotionnelles, que ce soit la haine ou l'amour, et cet état est rendu possible par l'injection régulière d'une drogue appelée le Prozium, fournie dans des centres d'un genre spécial : les équilibrium.

illustration 1
les équilibrium

illustration 2
la capsule de Prozium

Pour assurer le contrôle de la population, le conseil du tétragrammaton dispose de troupes armées et des recteurs, des combattants implacables et hors pair envoyés sur chaque zone de résistance, c'est à dire à chaque endroit où l'on découvre les déviants qui ne prennent pas leur dose de prozium et qui, de fait, sont capables de cultiver l'amour du beau, de l'art, des émotions...

illustration 3
les recteurs tétragrammoton (en action et à l'entraînement)
Errol Partridge (Sean Bean) et John Preston (Christian Bale)

John Preston (Christian Bale), l'un des meilleurs recteurs tétragrammoton va petit à petit tomber dans la rebellion et s'allier à la résistance pour détruire le conseil.

illustration 4
John Preston (il est beau hein ?)



Mon avis (et en savoir plus)


Equilibrium
est un de mes films "culte" !
Je suis heureuse d'avoir pu le revoir après tant d'années. Oh ! je me souviens en avoir discuté avec mes collègues qui se moquaient de moi, de mon enthousiasme car ils ne l'avaient pas vu et n'en avaient jamais entendu parler, c'est vrai que ce genre de film n'attire peut-être pas les foules... De la science fiction, doublée d'un film genre "philosophique", et pour couronner le tout, un film d'action car il y a pas mal de scènes de batailles, et peu, très peu d'humour, même noir (il y a quand même une scène à la fin) et pas du tout de scène d'amour (juste un baiser et encore, un baiser volé).

Bon alors j'en viens aux détails à présent, enfin, je veux tenter de fournir un résumé illustré.

Libria est cette ville formatée, réglementée, de type "Stalinien", une ville affreuse pour tout dire, mais pas autant que l'enfer, qui se trouve être les faubourgs en ruine de cette ville fortifiée où se réfugient les dissidents, ceux qui cachent des trésors anciens (tableaux, photos, disques, objets personnels,...) capables d'émouvoir.

illustration 5
Libria
5.1- vue d'ensemble
5.2- une allée
5.3- une conférence "bourrage de crânes"
5.4- l'extérieur en ruines où se réfugient les dissidents au régime

John Preston, notre héros, est un homme qui est entré "dans le moule", un bon élément au service du conseil, qui n'a pas bronché lorsque sa propre épouse accusée d'être une déviante, a été emportée par la milice puis éxécutée. Depuis, il vit avec ses jeunes enfants, eux aussi dispensés de sentiments.

illustration 6
6.1-et 6.1-bis : la femme de John au moment de son arrestation
6.2- John rentre chez lui et trouve son fils devant l'écran géant de propagande type "'big brother"
6.3- John dort seul (on aperçoit le matelas vierge de son épouse à côté)

Progressivement, John va trouver des failles dans le système bien huilé dans lequel il n'est pas censé avoir des émotions. La mort de son collègue recteur, accusé d'être un déviant pour avoir lu un livre de poèmes (impardonnable pour un recteur !), la rencontre avec Mary, une femme qui le pousse dans ses retranchements d'humanité, la casse d'une de ses ampoules de Prozium, voici quelques grains de sable qui vont enrayer la machine implacable de déshumanisation dont il fait partie.

illustration 7
7.1- l'ami trouvé (Sean Bean) lisant un livre interdit
7.2-John rentre chez lui, incertain
7.3- John arrête Mary, accusée de receller dans son appartement des objets interdits (flacon de parfum, ruban, tableaux, livres, etc...)
7.4- John casse une ampoule de Prozium et décide de s'en passer désormais


Nous arrivons à la fin du récit que je voulais entreprendre ! Merci d'être resté jusqu'ici.

Au contact de Mary, dont il semble être amoureux, et sans ses doses de Prozium, voilà notre John bien décidé à arrêter le délire du conseil qui n'applique même plus ses lois : jugements hatifs voire supprimés, exécutions sommaires et barbares, c'en est trop.

illustration 8
John et Mary
Elle : "pourquoi êtes-vous en vie ?"
(sous-entendu, si vous n'aimez rien ni personne dans votre vie, à quoi ça sert ?...)

Privé d'amour le souffle n'est qu'une horloge qui égrenne les heures


Rhôô, alors bien sûr, n'allez pas croire que c'est une histoire d'amour de plus hein ? non, cette rencontre entre John et Mary est un genre de catalyseur, il fallait au moins ce genre de regret pour pousser un homme resté si longtemps dans l'ignorance de la passion, d'avoir cru aveuglément à un "Père" bon et désirant l'égalité pour tous (ça existe ça ?) au détriment des consciences.

Illustration 9
Ca va chauffer pour le matricule du conseil, c'est moi qui vous le dit !
(vous avez vu dans quoi le dirigeant travaille ? pas mal le décor grand siècle hein, que des objets interdits = classés EC-10 !)

Bon, et bien avec cette petite rétrospective, je pense avoir fait le tour de l'essentiel, sans trop en dire, il y a quand même pas mal de choses que j'ai délibérément occultées pour laisser une part de surprise à ceux qui n'ont pas encore vu ce film et qui, un jour ou l'autre se diront, et bien tiens et si je regardais Equilibrium, et ils penseront un petit peu à moi (et à ma grosse folie !).

Notons l'esthétique du film, que j'aime beaucoup, tout en ombre et lumière, noir et blanc, la seule couleur est réservée aux objets interdits ou à la mort.

illustration 10
les couleurs de la déviance et de la mort...

Un mot encore (on ne m'arrête plus !) : ce film a un petit air de ressemblance à la Matrix : vêtements noirs ajustés, katas des scènes de combats, cependant, le film reste beaucoup plus accessible, je dirais "primaire", alors que Matrix offre un récit plus spirituel, c'est mon humble avis.

Qui a dit que j'étais zinzin de cet acteur ?

2 commentaires:

  1. Et bien dit donc, tu en as des choses à dire sur ce film ! Je ne l'ai pas vu, évidemment ! Mais, c'est vrai, en te lisant, j'ai, peut-être, envie de le regarder ; on ne sait jamais si cela me plaisaît ! Quant à l'acteur, oui, il n'est pas mal ; ses yeux sont un peu trop enfoncés mais bon !

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  2. N'allant pas au cinéma, j'ai acheté le DVD quand il est sorti. Il s'agit d'un film à très petit budget et ça se ressent, mais l'histoire, les katas à l'arme à feu, les combats sont supers. Effectivement il y a du Matrix surtout pour les tenues et les combats, mais le film emprunte beaucoup plus à mon sens à Fahrenheit 451. Ce film est très actuel, le prozium (j'ai failli marquer autre chose) nous étant déversé continuellement par la télé et autres médias. L'acteur est parfait dans son rôle d'inquisiteur dénué de tout sentiment.

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