La pianiste (2001)

Réalisateur : Haneke
Genre : drame
Année : 2001

L'histoire :


Erika Kohut, une professeur de piano (Isabelle Huppert) complètement infantilisée par sa mère (Annie Girardot) prend son pied par procuration, en fréquentant les sex-shop, en regardant des couples faire l'amour dans leur voiture sur les parking ou en s'infligeant des mutilations sexuelles. Lorsque Walter (Benoît Magimel), un de ses élèves tombe amoureux d'elle, elle le repousse d'abord, avant de lui accorder une faveur : elle sera à lui mais uniquement de manière sado-masochiste sinon rien.

Erika et Walter au piano

Erika sort de dessous son lit son petit coffret d'accesssoires sado-masochistes.

Mon avis :

Ceci est le deuxième film que je vois de Michael Haneke (l'autre c'est Caché, je n'ai absolument pas aimé). Franchement, je n'accroche pas au style de ce réalisateur.

Ce ne sont pas les acteurs, qui sont impeccables : Isabelle, Benoît, Annie, chapeau. Non, c'est l'histoire, l'histoire ne me plait pas, elle ne me convient pas. Elle n'a aucun intérêt si ce n'est raconter un pan de la vie d'une pauvre vieille fille douée, intelligente, incapable de couper le cordon avec sa mère, ayant même envers elle des désirs incestueux, carrément.

Bon, je pense et je l'écris, que les réalisateurs, aussi doués soient-ils doivent utiliser leur DON pour faire avancer le monde, pas pour fouiller les petites mares graisseuses de nos maladies mentales.

Alors quoi ! ce film a eu des prix en veux-tu en voilà, mais qu'est-ce que cela veut dire ? que c'est bien filmé ? Oui, je n'y connais rien mais j'ai vu des images correctes et dans l'ordre. Mais le film : à quoi sert un film ?
Je suis une spectatrice et je regarde un film pour rêver, pour laisser libre court à mon imagination, alors j'ai besoin de folie, de surprise, oui, mais je n'ai pas besoin de la souffrance des uns et des autres pour m'en délecter ou pire dire : "C'est formidaaaaaaaaaable - parce que je n'ai rien compris.

Mais vous l'aurez compris : ce film est hermétique, le seul "plus" c'est que j'ai un peu "fantasmé" sur le beau Magimel - ben quoi, depuis le temps que je le connais, j'ai bien le droit !

De plus - et ce n'est pas le pire - ce film n'a même pas de fin (comme Caché d'ailleurs mais c'est une autre histoire - que je raconterai peut-être un jour à ma manière, vous êtes prévenus).

Vu à la télévision (canal +)

5 commentaires:

  1. J'ai abdiqué après une centaine de pages le livre et n'ai jamais osé voir ce film. Tu me confirmes que j'ai bien fait.

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  2. lire "la pianiste" d'Elfriede Jelinek doit être une épreuve de force si l'atmosphère est aussi glauque que dans le film...enfin dans le film on peut entendre le piano ! et ça c'est beau :)

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  3. J'ai lu le livre et vu le film sans ressentir cette répulsion. Les films de Aneke sont tous durs et violents, mais aussi fascinants. C'était le troisième pour moi, après Benny's videos et Funny Games et pas le dernier. Je crois que ce qui l'intéresse c'est justement la naissance de la violence dans un individu, le pourquoi de la banalisation de cette dernière. On peut aimer, ne pas aimer, on ne peut rester indifférents.

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  4. Merci Berlioz, c'est sûr, on ne reste pas indifférent, heureusement qu'il y avait Huppert ! elle seule pouvait jouer ce rôle dramatique à souhait (j'aime Huppert attention hein).
    Je trouve dommage - et c'est ce que je reproche si j'ose, au réalisateur - c'est que le film ne montre pas plus une petite espérance pour cette femme à moitié morte vivante...

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  5. et puis l'étudiant, fou amoureux au départ, complétement anéanti après la proposition de sa prof, que dire de lui...aucune explication, rien, nada pour étoffer un peu ses sentiments pour se réparer après un tel traumatisme...un goût d'inachevé, comme dans le film Caché avec daniel Auteuil, une vraie catastrophe ce film, encore pire je crois. Si j'ai le temps, je parlerai de ce film aussi, je vais vider mon sac (j'aime bien parler des films que j'ai aimé ou de ceux que je n'ai pas aimé en disant pourquoi, bien entendu.

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