The tree / l'Arbre (2010)


  • Réalisateur : Julie Bertuccelli
  • Genre : drame
  • Année : 2010
L'histoire
Australie 2002-2003. A la mort soudaine de son mari, Dawn (Charlotte Gainsbourg) se montre incapable de faire son deuil, végétant tout au long de la journée, délaissant ses 4 enfants (entre 2 et 17 ans env.). Chacun d'eux tente de surmonter l'absence du père : la petite Simone (Morgana Davies) imagine que l'âme de son père a trouvé refuge dans le figuier qui surplombe la maison, l'ainé se donne à fond dans ses études (~terminale) pour pouvoir rapidement partir vivre sa vie, le cadet se persuade lui aussi que son père est réincarné dans l'arbre.

Développement

De retour chez lui, Peter succombe à une crise cardiaque foudroyante et sa voiture se dirige tranquillement sur l'arbre proche de la maison.
Très vite sa petite fille est persuadée que son père est dans l'arbre, elle converse avec lui dans les branches de l'arbre. Voyant la tristesse de sa mère, elle lui explique sa théorie, Dawn semble rassurée que son mari n'est pas parti loin d'elle. Huit mois plus tard, Dawn finit par trouver un travail et son patron (Marton Csokas) ne reste pas insensible à son charme mélancolique. Dawn trouve en lui présence et soutien, d'autant que sa famille la plus proche est à plus de 1000 km.


Bientôt le figuier devient envahissant, les voisins se plaignent, les racines soulèvent le sol, détruisent clôtures et perturbent les évacuations. Une nuit, une grosse branche s'abat même sur la maison, et si Dawn ne s'était pas levée, elle aurait été gravement écrasée. Devant le danger croissant que l'arbre fait peser sur la maison, George propose à Dawn de s'occuper de faire abattre l'arbre, mais devant le refus hystérique de Simone, Dawn capitule et renvoie les ouvriers. Pour finir, la tempête tropicale Inigo mettra l'arbre à terre.

Ce film est adapté du roman "Our Father Who Art in The Tree" de Judy Pascoe.
Une histoire toute en contemplation, souffrance dans l'absence, recherche en soi de ce qui permet de faire son deuil.

J'ai bien aimé que l'on montre les immenses étendues australes, l'été en décembre, Noël en bord de mer, cela donne quelques clefs sur le rythme de vie décalé de l'Australie par rapport à la France et bien entendu fait écho à notre vie actuelle en Nouvelle Calédonie.
Lorsque Lou (Tom Russell) recherche avec Google Earth l'emplacement de sa maison, on peut apercevoir sur les murs de sa chambre quelques affiches qui témoignent de ses intérêts, et bien qu'étant cartésien, scientifique, Lou croit en "l'arbre esprit" dans lequel l'âme des morts trouve refuge selon les anciennes croyances arborigènes.

J'ai trouvé le film un peu longuet par contre, beaucoup de scènes inutiles comme tout le début où Peter livre des maisons préfabriquées sur son camion. J'ai trouvé la romance entre Dawn et George un peu bâclée aussi, surtout la fin, même si le sujet du film n'est pas vraiment la romance. Je n'ai pas trouvé le personnage de Dawn très crédible : oui, elle souffre de l'absence de son mari, on peut le comprendre mais elle ne préoccupe de rien ! Heureusement que ses enfants prennent le relais pour lui rappeler qu'il faut faire les courses, les repas, etc... sa maison est un vrai taudis. Elle se montre tout à fait infantile d'un côté, mais aussi capable d'aimer à nouveau de l'autre, et de se laisser aimer, son personnage ne me parait pas assez sympatique. J'aurai aimé que le personnage de la mère soit plus attendrissant peut-être.

Peut-être aussi aurait-il été plus "intéressant" de faire entrer l'étrange dans le film, mais non, ici, l'arbre n'est hanté que par les souvenirs des vivants, l'arbre catalyse leurs impressions, leurs attentes, il recueille leur souffrance mais ne les aide pas vraiment à aller de l'avant.


Et un fin en jus de boudin, hélas.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront validés par l'administrateur de ce site avant d'être publiés, merci pour votre compréhension