Erin Brockovich (2000)


  • Réalisateur : Steven Soderbergh
  • Genre : drame, récit biographique
  • Année : 2000
L'histoire
Erin Brockovich (Julia Roberts), une mère de famille divorcée devant élever seule ses 3 enfants cherche du travail. Un accident de la route sera le point de départ de sa nouvelle vie : son avocat Ed Masry (Albert Finney) ne lui ayant pas obtenu satisfaction, elle y va au culot et s'impose pour travailler dans son cabinet. En classant des dossiers, elle tombe sur un cas de rachat de terrains par une société d'électricité et découvre que les propriétaires, ainsi que leurs enfants, sont tous victimes de graves maladies depuis plusieurs dizaines d'années.
Ed Masry (Albert Finney) et Erin (de dos)
Développement
Basé sur des faits réels : l'affaire de pollution des eaux potables à Hinkley en Californie, Erin Brockovich est une parfaite illustration de l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. A force de ténacité, la dévouée Erin Brockovich va parvenir à rassembler preuves et signatures des plaignants pour obliger l'entreprise pollueuse à verser des indemnités décentes aux familles spoliées de leur santé. Notons qu'Erin Brockovich fait une courte apparition dans le rôle de la serveuse (Julia) vers le début du film :
Julia, la serveuse (Erin Brockovich)
J'ai vu ce film plusieurs fois, toujours avec la même émotion : j'aime beaucoup Julia Roberts qui incarne ici la dynamique et lumineuse Erin du début à la fin. Face à la méfiance des familles spoliées, Erin va peu à peu gagner leur confiance, ne comptant pas ses heures d'écoute envers plus de 600 familles.
Erin face à ses nouvelles responsabilités est secondée par George (Aaron Eckhart)
Parallèlement à cette grosse affaire de pollution qui demande des jours et des nuits d'investigation, de déplacements,  Erin doit gérer sa petite famille. Lâchée par sa "nounou", elle trouve une aide précieuse grâce à l'amabilité (providentielle) de son nouveau voisin George (Aaron Eckhart), un biker au coeur tendre qui sait y faire avec les enfants et qui tombe amoureux d'elle.
Erin découvre que ses enfants ont été laissés chez elle par la nounou en son absence
heureusement le voisin concilant était là pour s'en occuper
Plusieurs mois de travail vont être nécessaires pour convaincre, expliquer, parlementer, au détriment de sa vie de famille : George se sent un peu "pot de fleurs", il a un peu le "temps long" de ses anciennes balades entre potes en Harley Davidson. Et les enfants grandissent vite sans comprendre ce que Maman fabrique à s'occuper des autres plutôt que de rester avec eux.

Beaucoup d'humour dans ce film pour contrebalancer la sordidité de cette affaire de pollution et le drame vécu par les familles et les êtres littéralement disloqués :
  • lorsque Erin répond à son patron qui lui reproche d'être légèrement vêtue, que tant qu'elle a "un cul au lieu de deux", elle mettra ce qui lui plaira (trop bon !) ;
  • quelques jolies réparties aussi entre Erin et George lorsque celle-ci veut montrer qu'elle n'a pas l'intention de se "mettre en ménage" ;
  • à la fin également lorsque Erin explique qu'elle est fatiguée après qu'elle ait dû réaliser en 5 jours 634 blowjobs (je vous laisse traduire de quoi il s'agit) pour récupérer toutes les signatures nécessaires au dossier devant les avocats médusés ;
  • les réparties entre Erin et son patron Ed au sujet de l'apprentissage des excuses à l'école des avocats et des reines de beauté :
...you suck at it ! (t'as complètement foiré ça !)
D'une fois à l'autre, je suis toujours sous le charme de ce véritable road-movie bien mené, sans temps mort et avec beaucoup d'émotions.

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