It Happened One Night (1934)


  • Réalisateur : Frank Capra
  • Genre : comédie (burlesque)
  • Année : 1934

L'histoire
Ellie Andrews (Claudette Colbert) vient d'épouser civilement le célèbre aviateur King Westley (Jameson Thomas) contre le consentement de son père, le millionnaire Alexander Andrews (Walter Connolly) qui l'estime indigne de sa fille. Andrews retient Ellie sur son yatch dans l'attente d'une annulation du mariage. Mais Ellie est prête à tout pour rejoindre son époux et n'hésite pas à sauter par dessus bord, prendre un bus en direction de New-York. Dans le bus, Ellie fait connaissance avec Peter Warne (Clark Gable), un journaliste séduisant qui vient de se faire virer de son journal. Tandis que Peter voit l'opportunité d'écrire un article vendeur, Ellie s'attache à cet homme serviable et gentleman, d'autant qu'elle n'a plus un sou en poche et qu'elle meurt de faim. Les deux jeunes gens font route ensemble et finissent par tomber amoureux l'un de l'autre.

Développement
Attention : film hautement comique ! Bien entendu, il faut aimer la dérision mais je vous assure que ce film m'a fait éclater de rire, et pourtant, je n'aime pas tellement les spectacles de clowns qui généralement me rendent plustôt triste.

Ellie et Peter se retrouvent à l'arrière d'un bus bondé, et si le premier contact est peu amène, ils poursuivent le voyage côte à côte, dans une franche amitié. Elle, plutôt hautaine, découvre que dans l'anonymat, elle n'est plus grand chose, lui se prend d'affection pour cette "petite fille riche", téméraire mais larguée, sans un sou et lui offre sa compagnie, éconduisant les autres passagers trop envahissants en se faisant passer pour son mari.


De fil en aiguille, le bus repart sans eux et il y a une scène d'auto-stop très drôle par Peter/Clark Gable qui expose sa théorie sur les différentes manières de tenir un pouce pour arrêter les voitures, scène reprise dans d'autres films, en hommage. Comme dit Ellie dans le film :
I'll stop a car and I won't use my thumb. (je vais arrêter une voiture sans utiliser mon pouce)

Contraints de voyager ensemble et sans trop d'argent, voire plus du tout, ils doivent partagent les chambres qu'ils louent et à chaque fois, Peter installe alors entre les deux lits simples ce qu'il appelle avec espièglerie : les "murs de Jericho" :
The walls of Jericho will protect you from the big bad wolf. (les murs de Jericho vous protègeront du grand méchant loup.)
les murs de Jericho
Vers la fin du voyage, à quelques heures de New-York, Ellie se rend compte qu'elle n'est pas du tout disposée à ne plus jamais revoir Peter, qui de son côté, ne semble pas enclin à la revoir une fois qu'ils seront arrivés. Comme il l'explique :
I don't make it a policy to run around with married women. (Je n'ai pas pour habitude de courir après les femmes mariées).
Sous-entendu : "surtout si je l'aime" du moins, c'est ce que nous, spectateur, avons très bien compris. Enfin, tout est bien qui finit bien pour notre charmant couple, et cela sans même échanger un baiser, même pas un baiser de cinéma !

Un film qui emporta de nombreuses récompenses (Oscar) en son temps, et pourtant, la petite histoire raconte que les deux acteurs principaux n'ont tourné ce film qu'à contre-coeur et par obligation de contrat avec leur société.

Claudette Colbert, une française expatriée en Amérique à l'âge de 9 ans était une star à l'époque et pouvait se doubler elle-même pour les films en version française. J'ai vu ce film dans ma jeunesse bien entendu, ma mère l'aimait bien et le connaissait presque par coeur. Je me souviens de l'annecdote sur les murs de Jericho : je lui demandais ce que cela signifiait et elle me répondait : je crois qu'ils rapprochent leurs lits... Mystère mystère, quand tu nous tiens ! 

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