Shakespeare in Love (1998)


  • Réalisateur : John Madden
  • Genre : comédie dramatique
  • Année : 1998
L'histoire
Londres 1593. William Shakespeare (Joseph Fiennes) est un poète dans l'âme et gagne sa vie en écrivant des pièces de théâtre. Mais l'inspiration lui manque alors il ment à son commanditaire : il lui donne le nom de sa nouvelle pièce alors qu'il n'en est qu'au titre "Romeo et Ethel, la fille du pirate". Qu'importe, une troupe est constitutée, uniquement d'hommes, car il est interdit aux femmes de jouer la comédie. Viola De Lesseps (Gwyneth Paltrow), une jeune noble qui est totalement en phase avec les écrits de Shakespeare qu'elle connaît par coeur, s'infiltre alors dans cette nouvelle troupe en se travestissant sous les traits d'un jeune homme, elle obtient le rôle de Romeo. Subjugué par sa performance, William Shakespeare "Will" suit l'individu et découvre que son acteur principal est une femme. Les deux jeunes gens passionnément amoureux entament une liaison torride, Will s'inspire alors de leur histoire pour écrire sa nouvelle pièce.

Développement
J'avoue que le titre m'avait un peu rebuté quand le film est sorti, je ne l'ai donc pas vu. J'ai eu tort car il s'agit d'un film magnifique, pour une fois, les récompenses, nombreuses, qu'il a obtenu sont méritées, et amplement (ce qui n'est pas le cas de tous les lauréats).
les affres de l'imagination
Une comédie, et quelle comédie !!!!

Très fine, avec un maximum de références qu'elles soient humoristiques comme la tasse de café "Stratford Upon Avon" (village natal de Shakespeare), la séance chez l'apothicaire-psy avec son canapé forme Chesterfield ou encore des allusions à d'autres inspirations littéraires : auteurs ou titres de pièces connues par la suite.


Ce film n'est pourtant pas une parodie (ce que je craignais) mais au contraire un témoignage de ce que l'on sait de cette époque : les conditions de création, les conditions de mise en oeuvre d'une pièce, des interdictions, du bon vouloir de la Reine qui indique le succès ou la faillite.
en coulisse, Will attend le verdict :
la Reine (Judi Dench) éclate de rire, fortune est faite


Will tombe sous le charme de Viola, pour elle, il est prêt à tout, mais pas à ce qu'elle soit promise à un autre, hélas ! En l'absence de ses parents, Viola accueille Will dans sa chambre avec la bénédiction de sa dame de compagnie (Imelda Staunton).

à l'insu de tous Will et Viola s'aiment passionnément à tout instant possible
cependant Viola doit épouser Lord Wessex (Colin Firth)
Beaucoup de magnifiques scènes ou prises de vues, c'est un bonheur !

On découvre d'une manière très réaliste à quoi ressemble le célèbre "Globe theatre" avec son public :

Une belle histoire d'amour, qui même si elle n'est pas authentique (on ne sait pas grand chose de la vie intime de Shakespeare), illustre très bien comment le quotidien influence l'inspiration. Une scène montre que Will est très affecté par la mort d'un ami, écrivain lui aussi, l'aimait-il ? Cela y ressemble fortement... Le film joue bien entendu avec l'ambiguïté de la sexualité de Shakespeare mais tout en nuances, même si le premier baiser Will-Viola se fait alors que Will ne sait pas encore que l'acteur qu'il a poursuivi est sa bien aimée...

De nombreux acteurs connus, même ceux qui étaient pressentis pour jouer dans ce film ont leur nom cité sur le web si l'on cherche bien c'est dire ! Enfin, je suis heureuse que le choix final se soit porté sur Gwyneth Paltrow que j'apprécie beaucoup, elle a du charisme, et je découvre Joseph Fiennes (le petit frère de Ralph) bien mignon ma foi. J'ai retrouvé aussi Rupert Everett (il a un petit rôle mais il est trop beau ! et trop rare à l'écran !!! ) et quelques acteurs sortis de Harry Potter.
Rupert Everett
J'ai relevé une remarque très drôle, clin d'oeil au groupe Queen vers la fin : lorsque l'acteur censé jouer le rôle de Juliet déclare forfait et en coulisse, on s'agite mais on a 20 mn devant soi trouver une solution :
- The show must...you know (le spectacle doit...tu sais)
Go on ! (accouche !)
Pour finir, nous avons droit à une allusion vers la prochaine pièce de théâtre que l'amour de Will et Viola inspirera à l'auteur lorsque la dernière scène du film reprend les premières images d'un autre film inspiré d'une autre oeuvre de Shakespeare : "Twelfth Night" , histoire mettant en scène une femme, prénommée Viola, qui se déguise en homme pour approcher un homme dont elle tombe amoureuse.


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