Hakase no aishita sûshiki (2006)


  • Réalisateur : Takashi KOIZUNI
  • Genre : drame, adaptation Yoko OGAWA
  • Année : 2006
  • Musique : Takashi KAKO 


L'histoire
Kyoko, une jeune gouvernante, mère célibataire d'un garçon de 10 ans, doit s'occuper d'un professeur de mathématiques à la retraite victime d'un accident cérébral qui lui fait perdre la mémoire. Il ne garde ses souvenirs que durant 80 mn et attache de multiples petits billets sur sa veste afin de se souvenir de l'essentiel. Un jour qu'il s'inquiète du fait que le petit garçon reste tout seul en attendant le retour de sa mère, le professeur insiste pour que la garçon vienne la rejoindre après l'école, qu'ils mangent ensemble. Commence alors une véritable initiation sur l'amour des chiffres, dont le seul mystère est le coeur des hommes.
Kyoko (Eri Fukatsu) et le professeur (Akira Terao)

Développement

Adaptation réussie du roman de Yoko Ogawa, ce film est une merveille ! Même vu en japonais, on peut prendre plaisir au récit, surtout si l'on a lu l'histoire, ce qui est mon cas (voir mon avis sur ce lien), et que l'on incruste les sous-titres anglais (pas de français disponible).

L'histoire est judicieusement racontée par le petit garçon devenu professeur de mathématiques, qui se souvient de l'origine de sa passion pour les chiffres, et qui choisit de la raconter pour le premier cours de sa nouvelle classe turbulente, plus prompte à chahuter, à dessiner des bêtises au tableau et à se moquer de son surnom : Roots. Ce surnom lui a été donné par le professseur, qui voyait dans la forme de sa tête le contour d'un être ouvert, intuitif et généreux.

Ce film est une très belle fable, une histoire que l'on regarde comme une longue poésie, bien entendu il faut aimer, un peu, les mathématiques, ceux qui les aiment déjà seront convaincus, les autres seront intéressés, j'en suis certaine. Car la manière dont Roots explique les chiffres, leurs interactions entre eux, l'histoire de leur découverte, est un régal (de poésie, si si !).


Roots doit son sobriquet à la forme de sa tête plate

Le film est beau à voir et à entendre : de beaux plans, une musique à vous tirer quelques larmes (même si personne ne meurt), des acteurs tellement justes qu'on peut se demander si ce ne sont pas les vrais personnages d'Ogawa qui sont sortis de son livre.
"Roots" (racine) porte même son surnom-symbole sur sa tenue de baseball
Comme dans le roman d'Ogawa, on retrouve le thème de l'eau

de la nature

du baseball

des liens entre les êtres, de la conscience de leur présence, du respect mutuel, du don de soi

et de l'amour des chiffres (qui existaient bien avant l'univers)
Ici, Roots parle du professeur :
"bien sûr, l'objet de son affection peut être excentrique, mais pas son amour"

c'était la formule préférée du professeur
e exposant (pi *i) + 1 = 0


Lien externe

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