Perfect Strangers (UK) - (BBC, 2001) / Almost Strangers (USA)


  • Réalisateur : Stephen Poliakoff
  • Genre : drame
  • Année : 2001
  • télésuite en 3 parties
L'histoire
Daniel (Matthew Macfadyen), son père Raymond (Michael Gambon) et sa mère Esther (Jill Baker) habitent en Ecosse. Ils se rendent à Londres au Claridge’s hôtel où une grande réunion de la famille Symon est organisée. Stephen (Anton Lesser), l'archiviste attitré de la famille, a non seulement reconstitué l'arbre généologique, mais a collecté au fil des années une incroyable base de données de photos, de souvenirs, et a organisé un véritable planning de rencontres, de conférences pour présenter ses découvertes. Ce week-end exceptionnel est l'occcasion pour certains de faire connaissance ou plutôt de refaire connaissance après s'être perdus de vue depuis des années, pour d'autres, l'opportunité de "faire la paix". Pour Daniel et son père, ce sera aussi de découvrir ce qui se cache derrière certaines photos de famille dont ils n'ont gardé aucun souvenir.
Daniel (Matthew Macfadyen) et ses parents (Michael Gambon et Jill Baker)
Développement
Voici un feuilleton terriblement bien fait et émouvant comme j'en ai rarement vu. Boîte de mouchoirs obligatoire à proximité pour moi. Autour de Daniel se forme progressivement une sorte de puzzle, une grande fresque morcelée de souvenirs que viendront mettre en place quelques révélations.
Daniel tente de se souvenir de cet instant
où il fût pris en photo habillé en petit prince vénitien
Raymond se voit offrir deux photos de son enfance dont il n'a aucun souvenir : une de lui en compagnie de son frère en train de rire aux éclats, puis une de son père faisant le clown. Raymond est surpris, puis heureux, de voir surgir en lui l'image d'un père facécieux alors qu'il se l'était toujours représenté très austère.
Raymond finit par comprendre pour qui dansait son père
qui les faisit rire lui et son frère
Emouvante histoire que celle des trois soeurs pendant la guerre, de leur ténacité, courage et complicité, jusqu'à nos jours.
émouvant destin de Grace, Violet et Edith
Cette réunion est aussi l'occasion pour Daniel de tomber amoureux de sa (lointaine) cousine Rebecca (Claire Skinner) qui semble partager un sombre secret avec son frère Charles (Toby Stephens),
Rebecca (Claire Skinner) Charles (Toby Stephens)
tous deux ont été pratiquement élevés par Alice (Lindsay Duncan) mais semblent aujourd'hui indifférents à sa présence. Pourront-ils un jour se reparler ?
Alice (Lindsay Duncan)

Beaucoup de rebondissements dans ce film qui ressemble à une partie de cartes : des cartes que l'on juxtapose, que l'on empile, que l'on déplace, que l'on retourne, pour au final parvenir à dessiner une forme particulière de la mémoire : de ce qu'on est prêt à faire, à taire, à oublier, à se souvenir, à regretter ou à pardonner.

Les acteurs sont très justes, Michael Gambon a eu un prix pour son rôle, oui, il joue bien mais ce n'est pas le seul : Lindsay Duncan (Lady Catherine dans "Lost in Austen" ou Lady Bertram dans "Mansfield Park 1999") est très bien elle aussi. Et Matthew Macfadyen est juste un ange à ne savoir que faire pour tenter d'arranger les choses alors que lui même cherche à se retrouver. Toby Stephens joue cette fois encore plusieurs émotions, passant de l'homme sûr de lui qui parade sur scène à l'homme effondré (la scène dans les toilettes me semble tout à fait importante et crédible : c'est comme si une digue avait soudainement lâché). Claire Skinner est pas mal non plus, même si elle apporte une touche légèrement vénéneuse : une sorte de pomme interdite à laquelle il ne faut pas toucher, sous peine d'avoir un goût amer en bouche.

Superbe !

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