The Shining (film, 1980)


  • Réalisateur : Stanley Kubrick
  • Genre : épouvante
  • Année : 1980
  • vu en VO, version américaine de 144 mn
L'histoire
Jack Torrance (Jack Nicholson), un ex-instituteur entreprend d'écrire un roman et répond à une annonce pour devenir le gardien d'un hôtel fermé durant les 6 mois de la "hors saison". Il y emmène sa femme Wendy (Shelley Duvall) et leur jeune fils Danny (Danny Lloyd). Bientôt, Jack sombre dans la folie, harcelé par des fantômes qui le forcent à se débarrasser de sa famille.
les Torrance sur le chemin de l'hôtel hanté

Développement
Peu nombreux sont les films qui m'ont vraiment fichu la frousse : "L'exorciste" bien entendu, ou encore "Le  silence des agneaux", "Seven", et celui-là. Oui, "The Shining" est un film à vous donner la chair de poule, et je sais pourquoi. Du moins je sais pourquoi j'ai la chair de poule en ce qui me concerne : c'est la musique ; la musique joue un rôle très important dans ce film. Une autre musique, d'autres sons n'auraient pas le même effet glaçant je pense. Et le jeu des acteurs, aussi, et la manière de filmer, bref, un très bon moment de cinéma.

Au début, tout paraît à peu prêt réglé comme du papier à musique : une installation somme toute confortable, des provisions à profusion. Seule ombre au tableau : la terrible affaire d'un gardien qui, 10 ans auparavant, a assassiné sa femme et ses filles avant de se donner la mort. Un mois passe, Jack ne semble pas vraiment avancer dans son roman, souvent distrait, et lorsque sa femme vient lui demander si tout va bien, il s'emporte exagérement.
Jack dans son immense bureau "hall"
Peu à peu effrayée par le comportement de son mari, Wendy finit par comprendre qu'il a "pêté un câble" surtout lorsqu'elle découvre que le roman commencé n'est qu'un paquet de feuilles qui comportent toutes la même phrase :
All work and no play makes Jack a dull boy (trop de travail sans loisir rendent Jack insignifiant)
Wendy découvre le "roman" de son mari
De son côté, le petit Danny circule dans son immense terrain de jeu, mais il a un autre secret, il possède un don de médium, le "shining", que lui révèle Dick Hallorann (Scatman Crothers) le chef-cuisinier lorsqu'ils se croisent le jour où les Torrance arrivent à l'hôtel.
Dick (Scatman Crothers) explique à Danny (Danny Lloyd)
qu'il possède le shining, comme lui-même.
Le "shining" lui fait entrevoir d'épouvantables visions qui le préviennent d'un danger imminent, Danny voit d'abord les petites jumelles assassinées qui lui apparaissent et lui demandent de jouer avec elle "pour l'éternité"...
puis elles lui apparaissent complètement ensanglantées. Bien entendu, il est effrayé mais dans la mesure où ses parents ne songent pas à quitter les lieux, il ne peut pas faire grand chose ; le cuisinier tente de le réconforter à sa manière :
It's just like a picture in a book, it's not real...(c'est comme une illustration, ce n'est pas réel)
et il finit par rentrer en lui même pour laisser la place à un certain Tony, son "ami imaginaire", le "petit garçon qui vit dans sa bouche", une sorte d'alter ego qui est son catharsis, seul capable d'alerter sa mère pour tenter de fuir un Jack complètement décidé à les hacher menu. Le petit Danny est tout simplement effrayant aussi lorsqu'il répète de sa voix caverneuse "redrum, redrum,..." qui signifie "murder" (meurtrier) à l'envers...

Un film grandiose, que je trouve très bien fait : jeu des acteurs, bande sonore, plans à hauteur du sol ou en contre plongée, tout est réuni pour faire monter le suspens et la pression dans notre coeur. Jack Nicholson est tout simplement génial : il accapare l'écran et comme je le disais dans mon billet précédent, voici quelques images illustrant ma phrase :
"nous verrons prochainement comment Jack Nicholson nous fait dresser les poils des bras rien qu'en regardant la caméra"
clic pour agrandir
J'ai eu l'occasion de lire le roman de Stephen King dont le film est une adaptation (j'ai lu entre 1980 et 1990 pratiquement tous les "Stephen King" qui existaient alors, et vu nombre de films adaptés dont le fameux "Carrie" que nous chroniquerons prochainement).

Personnellement, je trouve que ce film est très réussi, il n'y a pas de longueurs même si le film dure plus de 2 heures, tout est bien mené : l'installation, l'organisation de la vie, puis le dérèglement avec l'apparition des fantômes, au final, les trois voient des fantômes mais chacun réagit différemment. Bien entendu, le livre est plus détaillé, donne plus d'explications sur les phénomènes paranormaux, il est plus prenant encore, plus diabolique, et donc plus "épouvantable"...

La petite histoire du cinéma nous révèle que le romancier, bien qu'il apprécia le film en lui-même, n'a pas été satisfait de cette adaptation dans laquelle il ne retrouvait pas certains éléments qu'ils jugeait important ; il décida de s'occuper du scénario d'une télésuite qui sorti en 1997 ; nous verrons ce qu'il en est de cette seconde adaptation dans le prochain billet.

Lien externe
pour les plans exterieurs S.Kubrick a filmé l'hôtel Timberline Lodge

2 commentaires:

  1. Pourrais-je savoir où vous vous êtes procuré la version longue de ce film (144mn) car je n'ai jamais vu qu'une version d' une heure 1/2 ?

    PS : J'aime ce que vous avez écrit, mais j'aurais aimé que vous en disiez davantage, par exemple, les moments qui vous ont le plus fait peur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Ilo, la version longue est en anglais sur internet (on peut la regarder sur de nombreux sites en streaming je viens de vérifier : par exemple sur putlocker).
      J'ai vu 2 fois ce film, la dernière fois c'était il y a 5 ans maintenant mais je me souviens de ce moment qui m'a le plus effrayée : c'est quand le gamin voit des fantômes, oui, les morts vivants m'ont plus effrayée que les flots d'hémoglobine :-)

      Supprimer

Les commentaires seront validés par l'administrateur de ce site avant d'être publiés, merci pour votre compréhension