Burn Up (BBC, 2008)


  • Réalisateur : Omar Madha
  • Genre : thriller
  • Année : 2008
  • mini-série deux épisodes pour saison 1 
L'histoire
Tom McConnell (Rupert Penry-Jones), le patron britannique d'une entreprise pétrolière est approché par les pro signataires du protocole de Kyoto à Montréal. Le but avoué est d'influencer la délégation américaine pour qu'elle signe le traité de réduction de l'émission des gaz à "effet de serre", et donner ainsi exemple aux autres nations encore "frileuses", mais certains lobbies sont prêts à assassiner ceux qui se trouvent sur leur chemin, et qui empêchent leurs intérêts financiers.


Développement
Voilà longtemps que je n'avais vu un thriller écologique. Généralement, ce genre de film mêle action et poursuites invraisemblables et une dose de "love affair" quand même. Cette mini-série n'échappe pas au cliché cependant les actions ne sont pas trop invraisemblables même si toutes ne sont pas explicables, et puis je trouve que Rupert Penry-Jones joue de façon réaliste le nouveau patron de Arrow Oil lorsque son beau-père Sir Mark (David Calder) lui en offre la place.

L'histoire débute en Arabie saoudite. Masud (San Shella), un géomètre échappe miraculeusement à une embuscade dans laquelle toute son équipe est abattue, il parvient à s'enfuir avec le disque dur contenant les données géologiques relevées. A Londres, Mack (Bradley Whitford) qui travaille au profit de l'industrie du pétrole félicite son copain Tom McConnell (Rupert Penry-Jones) pour son nouveau poste.
Tom (Rupert Penry-Jones) et Mack (Bradley Whitford)
Au cours de la petite fête qui s'ensuit au domicile des McConnell
Clare (Claire Skinner) et son époux Tom
Mika Namuvai (Sandrine Holt), une serveuse, se précipite sur Tom pour lui fournir un rapport détaillé sur la pollution et lui demander d'agir contre le réchauffement planétaire ; son esclandre et son expulsion sans ménagement provoque une crise d'asthme chez la petite fille de Tom, qui est sauvée de justesse grâce à l'intervention d'une des invitées : Holly Dernay (Neve Campbell) qui travaille pour Arrow Oil.

Philip Crowley (Marc Warren) qui travaille auprès du premier ministre anglais, conscient qu'une catastrophe écologique peut arriver si l'on ne tente rien, est persuadé que si les USA signent le protocole de Kyoto 2, ils ouvriront la voie aux décisions des autres puissances encore réticentes, comme la Chine ; il va chercher à approcher et convaincre Tom de l'importance d'un engagement du côté des écologistes.

Peu de temps après, Mika, l'Inuit qui a tenté sans succès de parler à Tom, s'immole en public. Tom est effondré par cet acte, de même que Holly (tous deux ont tenté de lui sauver la vie sans succès) : ils se rendent ensemble dans le Nord canadien à son enterrement, voyage au cours duquel ils entament une liaison.

Tom et Holly ensemble dans une même foi
Les pions sont placés, Tom va devoir gérer la crise qui traverse son couple en même temps que les affrontements plus ou moins clairs des politiciens, et écologistes de tous bords qui l'entourent.

Tous les coups sont permis ! Il y a du suspens, beaucoup de suspens, j'ai été vraiment prise par cette histoire de thriller écologique, même si certains agissements sont inexplicables, par exemple pourquoi Masud part aux toilettes en plein désert avec le disque dur ??????  Enfin, pour le reste, on y croît, même si certaines ficelles sont assez grosses pour qu'on ne puisse les oublier (pourquoi ces rencontres dans des endroits éloignés ou déserts, au risque de disparaître sans témoins !!!!)

Il y a de l'humour aussi, comme lorsque Mack est suivi par une délégation de moines bouddhistes imperturbables
ou encore lorsque, à la conférence de Calgary, la déléguée du Mexique évoque que si son pays disparaît, qui restera pour nettoyer les sols de la Maison Blanche ?

Notons l'apparition de Don Sinclair Davis qui jouait le père de Scully dans la série "X files" ou encore le général Hammond dans les "Stargate".

Donc un avis plutôt positif pour ce double épisode qui évoque assez explicitement comment les pays et lobbies influences et agissent dans leurs intérêts plutôt que ceux de l'humanité ; l'histoire d'amour entre Tom et Holly n'était peut-être pas indispensable au propos, mais bon, disons que cela met du piment dans le changement qui s'opère chez Tom, les décisions qu'il doit prendre en son âme et conscience, tel le chevalier des temps modernes.
Tom à Holly : sometimes it's easier to look the other way, I suppose when the truth is painful (quand la vérité est pénible, c'est parfois plus facile de regarder dans une autre direction)
J'ignore s'il y a une suite, mais dans l'affirmative, je veux RPJ ou rien !

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