Paris, Texas (1984)


  • Réalisation : Wim Wenders
  • Genre : drame
  • Année : 1984
L'histoire
Travis (Harry Dean Stanton) erre dans le désert proche du Mexique et s'écroule épuisé, le médecin qui le trouve le soigne et appelle son frère Walt (Dean Stockwell) à Los Angeles. Walt part sur le champ à la rencontre de son frère qu'il n'a pas vu depuis 4 ans et qu'il croyait même mort. Lui et sa femme Anne (Aurore Clément) ont recueilli et élevé Hunter (Hunter Carson), le fil de Travis et de Jane (Nastassja Kinski) lorsque les deux parents ont disparu de la circulation. Bientôt Travis décide de retrouver Jane, Hunter désire l'accompagner et tous deux font route vers leur seul indice : la ville d'Houston où se situe la banque depuis laquelle Jane envoie chaque mois de l'argent pour son fils.

Développement
Walt (Dean Stockwell)
Travis (Harry Dean Stanton)
Très beau film ! Beau et intelligent. J'avais 20 ans lorsque le film est sorti et je suis allée le voir au cinéma, c'était tout simplement magique : le rythme, la couleur, la musique, l'histoire, la tristesse sous-jacente et l'espoir qui affleure. Comment ne pas être sous le charme ?
C'est pour moi un film qui ne peut pas vieillir car il parle de l'humanité, de choses qui ne changent pas, de la quête parfois insensée que certains resentent pour un sentiment incompréhensible. La quête d'un idéal absent et qui n'existe pas, la plupart du temps.

Revenu de sa descente dans l'oubli, au point de ne plus avoir envie de parler, Travis, réconforté un temps au sein du foyer de son frère, reprend du "poil de la bête", confiance en lui-même, et d'un coup décide de retouver Jane qui travaille dans un peep-show :
Jane (Nastassja Kinski)

Travis est de ceux-là qui se cherchent au travers des autres, mais aussi au travers de la perte de ceux-ci. Il forme un tourbillon autour de lui, du flou, une zone de sables mouvants pour enliser ceux qui s'approchent de trop près. Peut-on être raisonnable quand on doute en permanence ? Le film pose la question et trouve quelques réponses. Travis, le perpétuel équilibriste arrête de tomber, de prendre son fils par la main, de la reconnaître, de l'aimer enfin.

Film sur la solitude, la parole, le doute, la peur d'établir une vie en couple : de perdre une identité pour une autre. Mais aussi un film sur l'amour, avant tout, pour tout, après tout ! Evidemment !

2 commentaires:

  1. Film vu en salle aussi avec mes parents sur les Champs.
    J'aime beaucoup la musique qui résume parfaitement l'ambiance selon moi du film ! Très beau film : OUI

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  2. j'aime bien les films qui nous rappellent un pan de notre passé et de nos histoires personnelles, comme des petites marques dans le calendrier de notre temps

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