Ashes to Ashes (BBC, 2008)


  • Création : Matthew Graham, Ashley Pharoah
  • Genre : fantastique, policier
  • Musique : Edmund Butt
  • Année : 2008
  • Durée : 3 saisons, 8 épisodes chaque de 60 mn environ
  • Langue : anglais
L'histoire
Londres 2008. Alex Drake (Keeley Hawes), policier profiler à la London Metropolitan Police "MET" croise la route d'un cinglé qui l'abat froidement d'une balle en plein front qui ne la tue pas mais la plonge dans un coma qui lui ouvre la porte du "monde de Gene Hunt" (Philip Glenister).
Ray, Gene et Chris
Alex comprend alors qu'il lui arrive la même expérience que Sam Tyler (que nous avons découvert dans la série Life on Mars) : un policier de 2006 qui se retrouve en 1973. Pour sa part, Alex se retrouve en 1981 dans un commissariat appelé "Fenchurch East". Elle sait ce qui lui arrive et cherche à élucider la quête qui lui est imposée pour retourner dans sa propre époque.
Alex découvre le commissariat de Gene
Développement
L'histoire en plus (spoilers possibles)

titre série tiré de la chanson de David Bowie (à écouter ci-dessous)

Nous suivons donc au fil de 24 épisodes, les aventures d'Alex évoluant dans le monde de Gene, une sorte de passerelle vers la mort [car Alex est bel et bien du côté des morts et ne peut en sortir]. A son arrivée, Alex fait connaissance avec les personnages que Sam a décrit dans son rapport : Gene Hunt (Philip Glenister), Ray Carling (Dean Andrews) et Chris Skelton (Marshall Lancaster). Alex découvre également Sharon dite "Shaz" (Montserrat Lombard) la secrétaire du groupe et tous comprennent qu'elle est le nouvel inspecteur attendu : le nom est sur le bureau.
Gene, Shaz, Ray et Chris
Dans la première saison, un mystérieux et effrayant clown, qui ressemble à David Bowie pour la chanson "ashes to ashes", la menace et lui promet la mort
spoiler : [nous apprenons dans le dernier épisode de la saison 1 que le clown est en fait son père : il est l'initiateur de l'explosion de voiture déclenchée par le même homme qui abat froidement Alex au début de la série, dans laquelle lui et sa femme sont morts ; ce jour-là Alex a miraculeusement échappé à son sort mais sera rattrappée plusieurs années plus tard par celui-ci...] Très vite Alex et Gene s'affrontent, un peu pour les même raisons que Sam et Gene dans Life on Mars : Sam et Alex connaissent des méthodes "politiquement correctes" modernes et sont offusqués par la négligence sur les procédures et la brutalité des interrogratoires dont fait preuve Gene.
Alex et Gene
Alex et Gene sont malgré eux attirés l'un vers l'autre mais il s'agit d'une relation ambigue basée sur une certaine méfiance sous-jacente qui s'installe progressivement, renforcée par le fait qu'Alex veut savoir ce qui est arrivé à Sam et que Gene ne lui dit pas (alors qu'il le sait très bien). La confiance entre eux va carrément prendre du plomb dans l'aile dans la dernière saison à l'arrivée d'un drôle de phénomène nommé Keats venu détruire le commissariat jugé dangereux
Keats (Daniel Mays)
spoiler : [qui cache sous une apparente bonté, un véritable esprit malfaisant apparu dans le monde de Gene pour le détruire et mener ses "habitants" à leur perte = les mener à l'enfer !] Chaque épisode a son lot de criminels ou policiers véreux à démasquer, le tout s'articulant dans une progression de délivrance souhaitée par Alex, qui, comme Sam, reçoit des messages plus ou moins subliminaux par la télévision ou par la vision de symboles (le compte à rebours pendant son opération du cerveau etc...)
Si au départ elle tente de jouer franc-jeu en expliquant à haute voix qu'elle n'est pas dans un monde réel au risque d'être prise pour une folle par ses collègues qui ne comprennent rien car ils ont oublié qui ils sont vraiment et pourquoi ils sont là [ils ne savent pas du tout que eux aussi sont dans la "salle d'attente vers le paradis"...], Alex déchante vite en comprenant qu'il lui sera difficile de retourner dans son ancienne existence où l'attend sa fille Molly.
A un moment elle est même dévastée car elle ne sait plus le prénom de sa fille. Quand Gene lui demande d'expliquer son comportement car il a découvert la cassette qu'elle enregistre chaque soir chez elle (dernière saison)
Alex lui explique qu'elle vient du futur et évidemment Gene ne la croît pas car lui non plus n'a aucune notion de ce qu'il est réellement. Spoiler : [Gene a créé un monde où se réfugient les policiers convaincus qu'ils n'ont pas achévé leur tâche sur terre : ils y évoluent tant qu'ils ne sont pas prêts à passer de l'autre côté et Gene est là pour les mener, l'autre côté étant incarné par le Railway Arms  le pub de Nelson vu dans "Life on Mars").]
Acteurs sous le projecteur
Rupert Graves, Lydia Leonard
Philip Davis, Matthew Macfadyen
De nombreux "invités-vedettes" dans cette série :
et j'allais oublier Lucian Msamati qui joue aussi dans l'excellent "The No.1 Ladies' Detective Agency" 2008 ! La phrase
Everybody wants to be the center of the universe these days. (Tout le monde veut être le centre de l'univers en ce moment).
Intérêt Une série terriblement envoûtante et frustrante en même temps, car si certaines explications sont données, elles laissent tout de même quelques petites impressions de pistes abandonnées en cours de route. Par exemple, dans la saison 1, Gene avait beaucoup plus d'humour, son caractère se dégrade de plus en plus, ce qui n'est pas fait pour améliorer ses relations avec Alex. On apprend finalement dans la saison 3 que Gene ignore tout de son réel pouvoir, qu'il a oublié pourquoi il est là. Je ne suis pas trop convaincue par cette explication car à de nombreuses reprises, Gene explique, que ce soit à Sam ou à Alex, qu'ils ne partiront que si lui le décide : on a donc vraiment le sentiment qu'il maîtrise cette réalité et qu'il fait semblant de ne pas comprendre que les autres ont remonté le temps, le temps qu'ils s'adaptent. On peut se demander aussi pourquoi, si tout cela n'est que dans l'esprit, Sam influe sur Alex : lorsqu'il parvient à retouner en 2006, il écrit un journal et un rapport dont Alex prendra connaissance, ce qui lui permet de comprendre ce qui lui arrive quand elle aussi se retrouve dans une autre époque que la sienne. Le temps ne passe pas de la même manière dans le monde de Gene : quelques secondes de réalité sont une année, ce qui explique toutes les histoires vécues par Alex tant qu'elle est dans le coma. Interrogation aussi sur l'apparence de Gene : les autres restent identiques à leur état au moment de leur "coma" mais lui a vieilli... Heureusement que la période "franc-maçonnique" n'a pas duré : ça faisait vraiment "tâche" dans le déroulement de l'histoire. Beaucoup d'humour dans cette série grâce à Gene qui malgré sa tendance à parler grossièrement, a beaucoup de réparties avec ses collègues. De nombreux de jeux de mots aussi, y compris avec la bande-son choisie à certains passages. Spoiler : [Alex pense qu'elle revient elle aussi à sa vie d'avant -fin de saison 2 après que Gene lui ait tiré dessus par erreur, elle s'écroule, touchée au ventre, pour revenir à elle en 2008. Le suspens est bien mené car au début de la saison 3, Alex évolue dans une pseudo "vraie vie" voir photo mais est hantée par des images de 1983, en particulier Gene qui lui apparaît par écrans de télé ou de contôle croisés sur sa route (voir autre photo). Elle comprend alors qu'elle est restée en 1983, dans une sorte de coma dont elle sort lorsque Gene la giffle copieusement pour qu'elle revienne à elle - et à lui :- et puisse le disculper dans la mesure où il est accusé de l'avoir tiré dessus.] Bref, tout cela n'est pas très limpide même si les idées sont tout à fait judicieuses et pourraient être explorées qui sait ? Et puis j'aurais bien aimé une autre fin à toute cette aventure, c'est sûr. L'actrice qui joue Alex épouse les modes des débuts des années 80, c'est tout simplement excellent ! j'ai retrouvé un peu les couleurs, les formes, les coiffures, les bijoux qui étaient alors en vogue, j'ai eu moi aussi le petit blouson blanc et je n'aurais peut-être pas dû m'en séparer (ha ha ha !)
Alex avec un look à la Dee Dee McCall (série Rick Hunter) pour la saison 2
Dee Dee McCall (Stepfanie Kramer)
dans la série Rick Hunter 1984
Une "bande son" à tomber par terre de ravissement pour ceux qui comme moi, ont eut 20 ans dans les années 80 ; il existe un CD par saison mais attention ! il n'y a pas toutes les chansons entendues dans les épisodes et il y a pas mal d'extraits de dialogues, inutiles à mon avis : on veut des chansons...
le son des années 80 : j'adore !!!!!
Let's dance, Fade to grey, Mad world, Sunday bloody sunday, Kids in America...
Et pour regarder chez soi cette série avec les DVD :
clic sur l'image pour l'agrandir
Verdict : à voir et revoir parce que même imparfaite, cette série est originale (et aussi pour Gene/Philip ! et ses "Bloody hell!" ) la première saison est la plus réussie

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