Mon oncle d'Amérique (1980)


  • Réalisation : Alain Resnais
  • Genre : drame
  • Année : 1980
  • Durée : 2h00
  • Langue : française
L'histoire
Années 80. Nous suivons la destinée de René Ragueneau (Gérard Depardieu) un technicien d'usine à qui l'on offre la responsabilité d'une usine de textiles dans laquelle il échoue, Janine Garnier (Nicole Garcia) une actrice qui devient conseillère en communication et Jean Le Gall (Roger Pierre), professeur qui finit par devenir ministre.

Développement
Un film qui évoque le fonctionnement du cerveau au travers d'expériences : les animaux dans la nature, les rats en laboratoires, les hommes en société, tous luttent pour assouvir la survie, tout en cherchant à éviter la douleur mais plutôt la gratification, ce qui ne peut se faire qu'en asservissant l' "autre" d'une certaine manière.
Jean (Roger Pierre) quitte sa famille pour Janine (Nicole Garcia)
Le film est émaillé des interventions tout à faits intéressantes et claires du professeur Henri Laborit, et  d'images extraites de films en noir et blanc avec Jean Gabin, Jean Marais, ... que se représentent nos protagonistes aux instants les plus intenses de leur vie : séparation, soufrance, abandon, etc...
René (Gérard Depardieu) reçoit son rival à l'usine

Quoique n'aimant pas beaucoup les films avac narration, ce film est pour moi un film à voir absolument : il est intelligent. Je l'ai vu au moment de sa sortie "ado" et j'avais déjà succombé à son charme. Trente ans plus tard,  le charme opère encore plus car s'y ajoute la nostalgie de "mes années 80" : les vêtements, la machine à écrire, et certains détails personnels comme les toilettes dans l'escalier comme cela existait "dans le temps" quand j'allais chez ma grand-mère.

La théorie qui est ici avancée est que l'inhibition, l'attente d'un évènement qui est extérieur à soi, l'angoisse ressentie, engendrent une maladie qui n'aurait peut-être pas été développée dans d'autres circonstances. C'est vraiment très intéressant. Un film qui, pour ses propos, n'a pas vraiment vieilli : la société est seulement devenue encore plus impitoyable, et la fin fait frissonner.

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