To Kill a Mockingbird (1962)


  • Réalisation : Robert Mulligan
  • Genre : drame
  • Année : 1962
  • Durée : 2h00
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Alabama, années 30. Jem (Phillip Alford) et Scout (Mary Badham), les enfants de l'avocat Atticus Finch (Gregory Peck), aiment à se faire peur, notamment en imaginant que le voisin qui demeure cloîtré est un brigant ; les adultes préconisent d'ailleurs de ne pas aller le déranger. Bientôt, le père doit défendre Tom Robinson (Brock Peters) un noir accusé de viol. Avant même le procès, les gens de la ville décident que l'accusé est coupable, l'avocat en vient à dormir devant sa cellule pour éviter son exécution. Mais, Jem, Scout et leur ami Dill arrivent par surprise à la prison et les hommes qui étaient là, s'en retournent chez eux après que Scout leur ait, en quelque sorte, fait "la morale". Le procès a lieu (pratiquement à la moitié du film), on comprend vite que le pauvre Tom est dans un sacré guêpier : les témoignages se succèdent tous plus faux les uns que les autres, seul l'accusé d'ailleurs semble dire la vérité, cela se lit sur son visage. Tom est sans surprise condamné et meurt en tentant de s'évader, avant que le véritable coupable ne soit finalement démasqué.

Est-ce un film intéressant ?
L'histoire que nous voyons est racontée par Scout adulte (mais cette voix off n'est pas du tout agaçante comme parfois, et elle n'intervient qu'en de brefs instants).
Un superbe film comme on n'en fait rarement (hélas !) : vous savez...ce genre de film dont les enfants sont les héros mais qui doivent faire face à la noirceur des adultes, de la même façon qu'ils font l'apprentissage de certaines valeurs, entourés par des adultes ayant un code de l'honneur. Un film qui ne se sent pas "obligé" de faire couler le sang à flots ou de montrer des femmes nues pour attirer le public. Très beau film donc, servi par une musique certes d'époque (symphonique) mais qui convient à ce genre de film classique dont l'atmosphère est presque celle d'un thriller. N'ayant pas lu le roman, je me suis évidemment demandé d'où venait le titre.
C'est un péché de tuer un oiseau moqueur. Pourquoi ? Parce que cet oiseau chante pour nous faire plaisir... et avec tout son coeur (recommandation du père à ses enfants).
Adaptation du roman de Harper Lee (sorti deux ans avant le film), une amie d'enfance de Truman capote qui lui inspira d'ailleurs le personnage de Dill (John Megna) le camarade de jeu des enfants Finch.
"Lippincott publie un livre ravissant : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee. Ouvrez-le. Il connaîtra sans doute un grand succès. J’ai servi de modèle à l’un des personnages, celui qui s’appelle Dill. L’auteur est une amie d’enfance".
(Truman Capote, p.302 dans Un plaisir trop bref).
Un classique à découvrir ou à revoir ! Vous ne serez pas déçus car les propos de ce film (la lutte anti racisme, le droit à l'égalité etc...) sont encore d'actualité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront validés par l'administrateur de ce site avant d'être publiés, merci pour votre compréhension