Outcasts (BBC, 2011)


  • Création : Ben Richards
  • Genre : anticipation
  • Année : 2010
  • Durée : 1 saison de 8 épisodes (60 mn)
Que raconte l'histoire ?
Fuyant la Terre dévastée par les guerres et catastrophes climatiques, quelques milliers d'humains ont trouvé refuge sur une planète située à 5 années de voyage, a priori inhabitée, qu'ils ont nommée Carpathia. Les colons ont créé Forthaven, une ville fortifiée, depuis laquelle partent des expéditionnaires (XP) chargés de trouver toujours de nouvelles ressources d'énergie ou de subsistance. Il n'y a pas de véhicule sur Carpathia, tout déplacement doit se faire à pied. Les "XP" finissent par découvrir l'existence des Advanced Cultivars (AC), des humains qui avaient été créés artificiellement pour arriver les premiers et s'occuper des lourdes tâches. Mais peu après, un virus inconnu a dévasté la colonie et surtout les enfants. Les AC ayant été jugés responsables du développement du virus ont été condamnés à être abattus. Le chef du groupe chargé de les exterminer leur a cependant sauvé la vie en les laissant partir et la population des AC a ainsi recréé depuis 10 ans une autre société, plus sauvage car démunie de tout équipement.

Est-ce un film intéressant ?
En 8 épisodes, on a le temps de s'intéresser à cette fiction tout à fait réaliste de la société et de ses peurs, de ses travers. Forthaven, la ville pionnière, est assez vraisemblable : hétéroclithes mais fonctionnelle.

La série débute avec l'approche d'un vaisseau terrestre que la colonie attend avec impatience, n'ayant aucune nouvelle de la Terre depuis 15 ans. Hélas, l'entrée dans l'atmosphère de la planète est dangereuse et le vaisseau explose après avoir pu envoyer quelques navettes de sauvetage. Dans l'une, Julius Berger (Eric Mabius), une sorte de guide spirituel ayant participé à l'élaboration du concept de Carpathia a pris place. Son arrivée n'est pas une bonne nouvelle pour Richard Tate (Liam Cunningham), le président de Carpathia car il se méfie de ce beau parleur, de même que pour Stella Isen (Hermione Norris), la chef du service de Protection and Security (PAS) qui attend l'arrivée de sa fille qu'elle a laissée derrière elle alors que celle-ci n'avait que 3 ans. Richard se sent plus ou moins contraint d'inviter Julius à faire partie du 'grand conseil' (formé d'une douzaine de personnages) qui permet d'entériner les décisions importantes pour la communauté - on ne voit ce conseil qu'à la fin de la série.

Chaque épisode explore les failles et les espoirs des colons, leurs tentatives pour se protéger de la planète et contre les AC menés par Rudi (Langley Kirkwood) qui se montrent extrêmement rancuniers (c'est continuellement réglement de compte à OK Corral entre les deux communautés).
Les personnages principaux sont (ordre de l'image ci-dessus) :
  • Jack (Ashley Walters) le chef des expéditionnaires
  • Fleur (Amy Manson) et Cass (Daniel Mays vu dans Ashes to Ashes) travaillent pour Stella à la sécurité du village 
  • Tipper (Michael Legge) le surdoué du village, petit caïd, animateur radio officiel et déchiffreur de code étrange à ses heures perdues
  • Stella ( Hermione Norris vue dans Spooks) neurologue et chef de la sécurité de Forthaven), elle a accepté de faire partie des pionniers avec l'assurance que son mari et sa fille suivraient mais seule sa fille arrive 15 ans plus tard, les retrouvailles vont être problématiques
  • Richard (Liam Cunningham), élu président, a perdu ses deux fils lorsque le virus a frappé la colonie, a donné l'ordre de se débarrasser des AC, ceci explique pourquoi les AC lui en veulent tant.
  • Julius (Eric Mabius), arrive par le vaisseau en ayant subtilisé le droit de voyage d'une autre personne, c'est le "bad guy" de l'aventure, manipulateur, cache son jeu sous une apparente compassion (il n'arrête pas de prier)
Une série d'anticipation que l'on doit à Ben Richards qui a aussi écrit ou produit quelques séries comme Party Animals BBC 2007, The Fixer 2008 ou encore Spooks.

J'ai bien aimé le traitement de la société livrée à elle-même sur une planète hostile. Les humains finissent par se rendre compte que la planète est habitée par une forme de vie qui n'apprécie pas du tout la violence des hommes (qui tirent sur tout ce qui bouge).

J'ai moins aimé certaines invraisemblances comme la profusion d'armes détenues par les AC (les exclus d'où le titre outcasts = parias, exclus) : ils n'ont rien, aucune usine, rien, sont habillés de haillons et pourtant ils ont des armes et des munitions, on se demande comment.
Rudi le chef des "clones" face à Richard et Fleur
Pas terrible non plus les "révélations" dans les derniers épisodes, on a vraiment l'impression que c'est pour pousser la production à une saison supplémentaire -qui n'a pas eu lieu- du coup avec tous ces aveux et secrets qui nous arrivent, on reste un peu sur notre faim d'avoir une conclusion qui tienne à peu près la route.
Pas convainquant non plus la manière d'entrer et de sortir de Forthaven (parfois, on y rentre comme dans un moulin !).
Cass et Fleur découvrent avec étonnement l'océan
en compagnie d'un pionnier laissé pour mort suite à un atterrissage raté 
Mais dans l'ensemble, j'ai eu du plaisir à regarder cette série atypique, tournée en Afrique du Sud. Je trouve que l'on ne fait pas assez de série de ce genre.

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